Le sport est le seul spectacle vivant dont le scénario n’est écrit à l’avance. Le foot en est son plus bel étendard, « afficion » mondiale pour ce jeu. Alors quand nos Bleus  sont aux portes du dernier carré Mondial, la France se met à rêver d’un destin à la 98 pour les plus anciens, d’une émotion réelle pour les plus jeunes ayant seulement vus les images d’archives.

Cela fait plusieurs jours que nous prenons des nouvelles du mollet de Cavani, comme si la menace de voir « el Matador » jouer rajoutait de la fébrilité dans chacun de nous.

Ce matin, vous vous êtes sûrement levé avec le match dans un coin de la tête. Vous avez sûrement organisé votre journée pour être disponible à 15:55 : main sur la poitrine, vous murmurez le chant révolutionnaire pour accompagner les vocalises de Pavard, Lloris et Giroud.

Coup de sifflet de l’arbitre, le stress s’installe. Entre peurs et espoirs, les émotions contradictoires se chevauchent au rythme des attaques de la Céleste et contre-attaques des Bleus. Le sentiment d’injustice suite à une faute, un carton jaune ou une blessure ; de colère souvent contre l’arbitre ou un joueur adverse ; d’espoir quand Griezmann tient le but au bout des pieds ; de frénésie quand le ballon est au fond des filets.

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La grandeur d’un match se mesure à l’ascenseur émotionnel que vivent les supporters

Remémorez vous France-Argentine. Nous sommes passés de l’euphorie (1-0) à la détresse (1-2) puis à l’espoir de Pavard (2-2) et à la liesse d’Mbappe (4-2) pour finir sur un frisson (4-3).

Je ne saurai finir ce post sans parler de notre chauvinisme exacerbé qui va sûrement nous conduire à des excès de mauvaise foi tout au long de la rencontre. Ce post illustre bien ces émotions.

Bonnes vibrations à tous ! 🇫🇷🇫🇷🇫🇷🇫🇷